KitchenFlow

Mode d’emploi

Ce guide a trois parties. Celle-ci expose les idées et les règles, les mêmes sur toutes les plateformes. Les gestes et les outils sont dans le guide PC et le guide Android.

Vous lisez le guide commun. Les mots en gras sont ceux qui apparaissent à l’écran.

Ce qui existe selon la plateforme

FonctionPCAndroid
Plats, menus, éditionouioui
Timeline, minuteries, toléranceouioui
Export / import JSONouioui
Diagramme de Ganttoui—
Enregistrer / rejouer un déroulementoui—
Sonnerie sonoreouioui
Réglages globauxparametres.jsonpas encore d’écran

Le portage Android est encore en cours : sa colonne décrit ce qui est déjà en place. Les outils propres au PC — le diagramme de Gantt et le rejeu d’un déroulement — sont décrits dans le guide PC.

1. L’idée en trente secondes

On dit à KitchenFlow ce qui va être cuisiné et à quelle heure le repas doit être servi. Elle en déduit quand commencer chaque étape, le montre, puis accompagne pendant l’exécution : elle signale les retards et sonne quand il est temps de passer à la suite.

Le problème qu’elle règle, c’est qu’un repas n’est pas une liste à la queue leu leu. Le four chauffe pendant qu’on épluche ; une viande repose pendant qu’on dresse la table. Calculer de tête l’heure du premier geste, dans un repas de deux plats, c’est déjà de l’arithmétique ingrate ; c’est exactement ce que KitchenFlow fait, et ce qu’elle rectifie quand la réalité dérape.

2. Un plat, des étapes

Un plat est la liste ordonnée de ses étapes. Chacune a un nom, une durée, et — si on veut — des consignes à lire le moment venu. Voici un gratin dauphinois :

Éplucher et trancher20 min Préparer l’appareil5 min Monter le plat5 min Cuire60 min Laisser reposer5 min

Au plus simple, l’application met ces étapes bout à bout : on enchaîne. Un plat, alors, c’est un total — 95 min ici, du premier coup d’économe à la sortie du four —, et c’est ce total qui détermine l’heure de repas proposée quand on commence.

Mais deux réglages viennent nuancer cet enchaînement, et c’est là que se joue tout l’intérêt de l’outil : les transitions, qui disent ce qu’on peut attendre entre deux étapes (§3), et le mode parallèle, qui dit si une étape doit vraiment bloquer la suite (§7). Une étape peut aussi sortir de l’enchaînement pour ne plus le contraindre du tout.

Un plat ne se réserve pas : le catalogue garde la façon de cuisiner, et chaque repas garde ses propres réglages et sa propre avancée. Modifier un plat ne touche jamais à un repas déjà composé.

3. Entre deux étapes : la transition

Une transition répond à une seule question : quand l’étape suivante peut-elle commencer ? Elle ne change pas les horaires affichés — le planning enchaîne toujours les étapes bout à bout —, elle dit ce que l’application surveille pendant la cuisson.

RéglageCe que ça veut dire
Stricte — enchaîner immédiatement Rien ne s’intercale : dès que l’étape finit, on enchaîne.
Flottante libre — attendre autant qu’on veut La suite peut attendre, sans limite.
Flottante bornée — marge : X min La suite peut attendre, mais pas plus de X minutes.

Une étape flottante bornée qui dépasse sa marge l’affiche — Marge de 10 min dépassée — avec, à côté, depuis combien de temps elle l’est. C’est le moment d’agir.

La marge se compte depuis la fin réelle de l’étape précédente, pas depuis son heure prévue : si la précédente est lancée très en avance, la surveillance démarre en avance elle aussi, même quand le plan est parfaitement à l’heure. Pour une pause qu’on veut pouvoir étirer tranquillement, c’est Flottante libre qu’il faut choisir.

Exemple —on sort un rôti du four : il doit reposer avant d’être découpé, mais pas s’éterniser. → Flottante bornée, marge 10. Quinze minutes passent au lieu de dix : la ligne se colore et le dit. Rien n’est décalé pour autant — c’est une tolérance de qualité, pas une réserve de temps.

4. La fin d’un plat : le service

La dernière étape d’un plat ne mène pas à une autre étape, mais au service : l’heure du repas. Sa transition dit de combien le plat peut être avancé si le cuisinier est occupé ailleurs.

RéglageCe que ça veut dire
StricteNe cède rien : le plat sort à l’heure du repas.
Flottante bornéePeut être avancé jusqu’à X minutes plus tôt, et pas davantage.
Flottante librePeut être avancé autant qu’il faut.

À l’heure du repas, tous les plats finissent ensemble : le plan est le plus resserré que le repas permette, et rien n’est préparé à l’avance pour rien. Mais deux tâches ne se chevauchent jamais (§6) : quand le cuisinier est pris ailleurs, c’est le plat le plus souple qui recule. La marge de service dit combien de terrain ce plat accepte de céder.

Exemple — menu quiche + salade :la quiche est stricte — elle sort du four à l’heure dite, il n’y a pas à discuter. La salade, elle, accepte d’être avancée jusqu’à 20 min si le cuisinier est encore à la quiche. Et si un plat se retrouve prêt bien trop tôt — une salade assaisonnée trois quarts d’heure en avance —, l’application le dit sur la ligne : Trop tôt : 45 min d’avance (marge 20 min).

5. Les deux minuteries d’une étape

Chaque étape peut porter deux alarmes, indépendantes du planning :

Exemple —le préchauffage du four ne porte aucune alarme : on n’enfourne pas forcément dès qu’il est chaud. La cuisson de la viande, elle, porte les deux : être prévenu quand il faut la lancer, et quand il faut la sortir.

Une minuterie réclame une action : tant que l’étape n’a pas été faite, elle insiste, et l’on peut la faire taire sans faire l’étape. Une nouvelle alerte remet le son. La forme de cette insistance — son, bandeau, pictogramme — est décrite dans le guide PC et le guide Android.

Le bouton du geste possible passe au rouge dès que l’action est due — l’heure venue pour démarrer, la durée écoulée pour terminer —, qu’une alarme soit armée ou non : le rouge dit « il y a quelque chose à faire ici », pas « une minuterie sonne ». Une étape en retard, sans la moindre alarme, a donc elle aussi son bouton rouge.

La tolérance au retard

On arrive toujours quelques secondes après la sonnerie. Sans réglage, l’application considère qu’un démarrage ou un arrêt qui tombe dans les 20 secondes qui suivent est à l’heure : le planning ne bouge pas pour si peu. Cette tolérance se règle par étape, dans le formulaire — la case « Tolérance au retard » : une cuisson de pâtes de 4 min n’excuse pas 30 secondes, quand le préchauffage de 15 min du four les supporte très bien.

Les étapes qui n’en déclarent pas suivent un défaut de 20 secondes pour toute l’application. Sur PC, ce défaut se change dans parametres.json (voir le guide PC) ; sur Android, il n’y a pas encore d’écran pour le changer (voir le guide Android).

Chaque geste se juge sur ce que l’application annonçait : l’heure prévue pour le démarrage, l’échéance de l’alarme de fin pour l’arrêt. C’est le geste qui est arrondi, jamais le temps : l’alarme sonne toujours à sa vraie échéance, et un retard qui dépasse la tolérance est annoncé, lui, sans indulgence.

Et arrondir les deux gestes ne ment pas sur la cuisson : notre temps de réaction est à peu près le même au démarrage et à l’arrêt, si bien que les deux retards s’annulent en grande partie — la durée réellement cuisinée reste celle du plat, à quelques secondes près.

6. Tâches et attentes

Toutes les étapes ne réclament pas le cuisinier. Il y en a de deux genres :

les tâches fond ambré
Un travail actif : éplucher, garnir, assaisonner, enfourner…
les attentes vert pâle
Une étape qui avance toute seule : une cuisson, un préchauffage, un repos. Le cuisinier est libre pendant ce temps.

C’est la case « Tâche » du formulaire d’étape qui tranche — cochée par défaut à la création, parce que la plupart des étapes sont du travail actif. Décochée, l’étape avance seule.

Pourquoi ça compte : le planning fait en sorte que deux tâches ne se chevauchent jamais — y compris entre les plats d’un menu. On ne peut pas laver la salade et garnir la quiche au même instant : il n’y a qu’une paire de mains. Les attentes, elles, se chevauchent librement : pendant que le four chauffe ou que la viande cuit, on avance ailleurs. C’est tout l’intérêt de les distinguer.

Les tâches sont placées au plus tard possible : celle qui finit le plus près du service garde sa place, et les autres remontent dans le temps. Quand c’est ce partage qui décide de l’heure d’une tâche, sa contrainte le dit : après « Assaisonner la salade » (Salade).

Les tâches se repèrent à une teinte ambrée — la même sur les deux plateformes —, dans la timeline comme dans la liste des étapes d’un plat. C’est la nature de l’étape, pas un état : la teinte reste visible à l’arrêt, quand les couleurs des lignes s’éteignent.

Ce que ça ne fait pas : les plats restent indépendants — aucun plat n’attend un autre — et le four n’est pas réservé : deux plats peuvent très bien cuire en même temps. KitchenFlow suit le cuisinier, pas le matériel.

7. Le mode parallèle

Le problème : un four doit chauffer pendant qu’on prépare le reste. Dans un enchaînement simple, « Préchauffer le four » bloque tout — ce qui la précède doit finir avant, ce qui la suit doit attendre après. Ce n’est évidemment pas comme ça qu’on cuisine.

RéglageCe que ça veut dire
En parallèle L’étape sort de l’enchaînement : elle ne bloque pas la suite, et se place juste à temps pour les étapes qui l’attendent.
Attend la fin de… Le rendez-vous : cette étape ne commencera pas avant que les étapes cochées soient terminées.

Exemple — la quiche :Préparer la pâte (10 min) · Préchauffer le four (15) · Enfourner la pâte seule (5) · Garnir (5) · Cuire (30) · Sortir et laisser reposer (5) font 70 min bout à bout. Si on met le préchauffage en parallèle, et si l’étape « Enfourner la pâte seule » attend la fin du préchauffage : le plat tombe à 60 min, et le four se met en route juste ce qu’il faut avant l’enfournage — ni à vide au début, ni trop tard.

Deux garde-fous. Une étape En parallèle doit être attendue par au moins une autre : sinon rien ne dirait où la placer, et l’enregistrement du plat est refusé. D’autre part, un rendez-vous qui formerait une boucle — « A » attend « B » qui attend « A » — est également refusé, en nommant les deux étapes à défaire.

Ce que ça ne fait pas : le four ne se réserve pas. Le parallèle agit à l’intérieur d’un plat, et deux plats peuvent parfaitement être planifiés au four en même temps — KitchenFlow ne suit pas l’occupation du matériel (four unique, nombre de plaques : c’est hors de son périmètre). Ce qu’elle suit, en revanche, c’est le cuisinier, et deux tâches ne se chevauchent jamais, même entre plats (§6).

9. Exporter et importer ses plats et ses menus

Un fichier d’échange transporte des plats et des menus d’une installation à l’autre : d’un ordinateur à un autre, d’une personne à une autre, ou du PC à l’application Android — le fichier est le même dans les deux sens. C’est un simple fichier .json, au format du fichier de données : il se lit dans un éditeur de texte et s’envoie par courriel.

L’export et l’import se trouvent dans le menu de l’application. Le chemin exact est dans le guide PC (§8) et le guide Android (§7).

a. Exporter

L’écran liste les plats et les menus, une case pour chacun. Les plats sont tous cochés au départ, parce que le cas courant est d’emporter le catalogue entier ; les menus se cochent à la demande, et l’on décoche ce qu’on ne veut pas.

Un menu exporté ne garde rien du repas : ni heure de service, ni avancement, ni durées ajustées du jour. Chez le destinataire, c’est un menu neuf à cuisiner, pas la trace d’un repas.

b. Importer

L’import n’écrit rien avant d’avoir montré ce qui va se passer : le fichier est lu, comparé au catalogue, et chaque ligne annonce son sort.

Ce qui s’afficheCe que l’import fera
Sera ajouté · n étapes identifiant inconnu : le plat est ajouté tel quel.
Remplacera « X » (modifié le …) même identifiant : c’est déjà ce plat, et la version du fichier remplace la vôtre.
Sera ajouté — un plat local porte déjà ce nom même nom, autre identifiant : les deux cohabitent, à vous de les distinguer.
case désactivée, raison en rouge refus : une étape du plat porte un identifiant déjà pris par un autre plat du catalogue.

Tout est coché d’avance, sauf les plats refusés. Un menu n’est coché que si tous ses plats seront présents après l’import — importés ou déjà dans le catalogue. Décocher un plat dont un menu dépend décoche et verrouille ce menu, en disant « plat manquant » et le nom du plat.

Un plat se reconnaît à son identifiant — une référence interne stable —, jamais à son nom : réimporter le même fichier met à jour les plats déjà présents au lieu de les dupliquer, et les menus qui les utilisent continuent de pointer juste. Deux plats de même nom mais d’identifiants différents, eux, cohabitent : l’import les ajoute tous les deux, et c’est à vous de les distinguer. Les menus suivent la même règle : même identifiant, ils sont remplacés ; sinon, ajoutés — deux menus de même nom peuvent donc coexister.

⚠️ C’est la version du fichier qui fait foi. Un plat remplacé reprend tout du fichier — nom, étapes, réglages —, et un menu remplacé redevient un menu neuf, sans heure de service ni avancement : mieux vaut ne pas importer un menu qu’on est en train de cuisiner.

Rien n’est écrit avant le bouton Importer, et un fichier qui n’est pas un échange KitchenFlow — ou qui est abîmé — est refusé en le disant, sans rien toucher. Une fois appliqué, l’import ne change rien au reste : les plats et les menus importés sont ordinaires, modifiables et supprimables (un plat que le menu utilise ne se supprime pas, comme toujours).

Ce n’est pas une sauvegarde complète : les réglages et l’avancement d’une préparation n’y sont pas. C’est un catalogue à emporter, pas un instantané de l’application.